Boris Johnson veut une relance par la construction, le coronavirus “accélère” selon l’OMS

Walaa Al-Assrah Mercredi 01 Juillet 2020-12:45:20 Actualités Internationales
 Le Premier ministre britannique Boris Johnson, le 29 juin 2020 à Londres
Le Premier ministre britannique Boris Johnson, le 29 juin 2020 à Londres

Le Premier ministre britannique Boris Johnson comptait dévoiler hier mardi un plan “rooseveltien” pour relancer l’économie de son pays, l’un des plus affectés par la pandémie de coronavirus qui “s’accélère” selon l’Organisation mondiale de la santé.

“Nous allons construire, construire, construire. Reconstruire en mieux, reconstruire en plus vert, reconstruire plus rapidement”, devait dire le dirigeant conservateur dans un discours à Dudley (centre), selon des extraits diffusés par ses services. Il compte en effet infuser cinq milliards de livres (5,4 milliards d’euros) dans des projets d’infrastructures, rapporte l’AFP.

“Cela semble positivement +rooseveltien+. Cela ressemble à un +New Deal+”, devait-il souligner en référence à l’auteur de la politique dite de la “Nouvelle donne” qui avait permis de relancer l’économie américaine par la demande et l’intervention de l’Etat après la Grande Dépression des années 1930. Le coronavirus a fait 43.575 morts au Royaume-Uni, dont le PIB devrait fondre de plus de 10% cette année d’après les prévisions du Fonds monétaire international (FMI).

Le gouvernement a annoncé lundi soir le durcissement du confinement à Leicester en raison d’une flambée de cas dans cette ville du centre de l’Angleterre, la première à se voir imposer des restrictions locales.

Et, d’après le directeur général de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, la pandémie “est loin d’être finie”. Elle “s’accélère” même, a-t-il prévenu, appelant le monde à se mobiliser sans attendre un vaccin.

La pandémie de Covid-19 vient de franchir deux seuils symboliques: plus d’un demi-million de morts et dix millions de cas. Le virus continue de faire des ravages aux Etats-Unis et semble redémarrer en Chine, et dans un “monde divisé” et face à “un manque d’unité nationale et de solidarité mondiale (...) le pire est à venir”.

L’OMS va envoyer “la semaine prochaine” une équipe en Chine, où ce coronavirus est apparu en décembre, pour déterminer son origine et mieux le comprendre.

Le patron de l’organisation a appelé gouvernements et citoyens à mettre en place des “solutions simples” afin de “sauver des vies maintenant”: “tester, tracer, isoler, et mettre en quarantaine les cas”.

Selon un comptage effectué par l’AFP à partir de sources officielles, mais que les experts pensent largement sous-estimé, 502.599 décès et 10.208.540 cas étaient officiellement recensés lundi à 19h00 GMT.

Le nombre des décès répertoriés dans le monde a doublé en un peu moins de deux mois (250.000 le 5 mai) et 50.000 décès supplémentaires ont été enregistrés ces dix derniers jours.

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